«En tant que cadre de la fonction publique, nous sommes contraints à un certain devoir de réserve qui, selon la hiérarchie et les règlements, peut parfois être un peu contraignant. Or, j’aime ma liberté d’expression…»
Des vitrines vides, des rideaux de commerces ou de services définitivement baissés faute de successeurs… en cela Carhaix ne fait hélas pas exception.
Pas étonnant, dans ce contexte quelque peu morose, que l’annonce de la reprise de l’unique cordonnerie de la ville (et à plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde) soit accueillie avec de tels sourires et suscite d’autant plus l’intérêt qu’il s’agit d’un homme jeune, réfléchi, motivé et aussi natif du pays !
Guillaume Keller a en effet toujours vécu à Carhaix ou dans les communes limitrophes. Il se dit viscéralement attaché à son territoire et donc sensible à l’évolution de son pays centre breton. Il est partie prenante, professionnellement, de sa vie économique depuis 2019 via l’hôpital d’abord, et maintenant par la cordonnerie multiservice.
Sa formation de base l’amène également à y être attentif ; et, pour l’anecdote, il a fait son stage de Master 1 en 2013, sur l’attractivité commerciale du centre-ville de Carhaix ! Il constate d’ailleurs que la situation s’est un peu améliorée depuis, même si elle reste fragile…
Voulez-vous vous présenter brièvement ?
«J’ai 32 ans, j’habite à Treffrin mais ai grandi à Carhaix. Je suis marié et père de trois jeunes enfants.
Après avoir exercé dans la fonction publique pendant un peu plus de 8 ans, j’ai repris depuis quelques jours la cordonnerie multiservice de Carhaix.
Je suis chrétien, protestant, engagé dans diverses activités au Centre Missionnaire de Carhaix, et à ce titre je rendrai dans les prochains mois ma thèse en vue du pastorat.
Je suis également très engagé dans cette fabuleuse aventure qu’est le scoutisme.
Quand il me reste du temps, j’aime travailler l’acier, le cuir, le bois, et pratiquer diverses activités dans la nature.»
«J’ai obtenu une licence d’économie-gestion en 2012, et un master d’économie appliquée au développement territorial en 2014, tous deux à l’UBO.
J’ai ensuite eu l’opportunité de commencer par une mission de 10 mois à la sous-préfecture de Morlaix sur les thématiques de l’emploi.
A la fin de cette mission, c’est dans la fonction publique hospitalière que j’ai pu poursuivre mon activité professionnelle, à l’hôpital de Guingamp d’abord, puis à l’hôpital de Saint-Brieuc, et enfin, pendant près de 4 ans, à l’hôpital de Carhaix.»
Quel a été votre parcours universitaire puis professionnel jusqu’à aujourd’hui ?
«J’ai obtenu une licence d’économie-gestion en 2012, et un master d’économie appliquée au développement territorial en 2014, tous deux à l’UBO.
J’ai ensuite eu l’opportunité de commencer par une mission de 10 mois à la sous-préfecture de Morlaix sur les thématiques de l’emploi.
A la fin de cette mission, c’est dans la fonction publique hospitalière que j’ai pu poursuivre mon activité professionnelle, à l’hôpital de Guingamp d’abord, puis à l’hôpital de Saint-Brieuc, et enfin, pendant près de 4 ans, à l’hôpital de Carhaix.»
Découvrez la totalité de cette interview sur le site du journal Regard d’Espérance en cliquant sur le lien ci-dessous :





